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De l'armor à l'argoat

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Biodiversité

L’eau dans notre environnement

De l'armor à l'argoat

Restaurer et préserver la qualité de l’eau et des milieux aquatiques

Les politiques de l’eau concernent un ensemble d’actions destinées à préserver ou restaurer la qualité de l’eau dans les cours d’eau, dans les ressources souterraines ou en milieu littoral. Les aspects quantitatifs apparaissent également aujourd’hui comme un élément important à considérer.

La qualité de l’eau interagit avec plusieurs objectifs dont la production d’eau potable, qualité des milieux pour la vie de la faune et la flore, la pratique de la baignade, la pêche, la conchyliculture…

Pour ce qui relève des cours d’eau, l’Agglomération est couverte par plusieurs bassins versants hydrographiques.

En effet, de nombreuses rivières prennent leur source ou traversent une petite ou une grande partie du territoire : le Trieux, Le Leff, le Léguer, l’Hyères, l’Aulne, le Blavet, le Jaudy, le Bizien, le Quinic. Il y a aussi grand nombre de plus petites rivières sur le pourtour littoral.

Ces rivières ont connu dans les années 1970 et 1980, des dégradations de leur qualité sur plusieurs paramètres : nitrates, pesticides (produits phytosanitaires), bactériologie, phosphate…

Ces dégradations ont nuit à la qualité des cours d’eau, mais aussi des masses d’eau littorales situées à leur embouchure.

D’autres indicateurs « biologiques » ont aussi été le témoin d’impact sur la vie aquatique des rivières.

La vie piscicole des rivières s’en est trouvée perturbée. De plus, la présence d’obstacles à la circulation des poissons (montaisons et dévalaisons) s’est révélée plus impactante pour ces derniers, dans un régime de débit des rivières de plus en plus aléatoire, avec des périodes de basses eau plus fréquentes.

L’origine de ces impacts est multiple et liée à l’activité humaine (anthropique). Cette dernière s’est développée au détriment des espaces dits « naturels ».

Les traitements chimiques utilisés pour l’entretien des espaces publics, des jardins des particuliers, ou des cultures agricoles ont entrainé une contamination des cours d’eau par les pesticides. La fertilisation parfois trop importante en agriculture a été à l’origine des niveaux importants des concentrations en nitrates dans les rivières. L’artificialisation des sols a rendu le ruissellement plus fort et donc le transfert des polluants plus rapide. Elle rend aussi moins important le réapprovisionnement des nappes souterraines.

La disparition d’une partie du bocage et des zones humides a aussi eu un effet sur la capacité du milieu naturel à réduire les impacts de la pollution vers les cours d’eau.

Accompagner et conseiller les différents publics

C’est pour toutes ces raisons que les collectivités locales ont mis en place, dès le milieu des années 90, des programmes d’actions pour accompagner et conseiller les différents publics dont les pratiques avaient un impact négatif sur la qualité de l’eau et des milieux aquatiques.

De nombreux partenaires locaux ont été associés à cette démarche : associations environnementales, de pêche, de consommateurs et d’usagers, les structures professionnelles agricoles, les agriculteurs…

Ces programmes ont pu se faire à une ampleur conséquente grâce à la participation financière du Conseil Régional de Bretagne, du Conseil Départemental des Côtes d’Armor, de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, des fonds européens.

En parallèle, les collectivités ont aussi investi dans des usines de traitement des eaux usées (d’origine domestiques ou industrielles) pour les dépolluer au maximum avant de les rejeter dans les rivières.

Elles ont aussi commencé à renouveler les réseaux de canalisations des eaux usées et accompagner les particuliers dans la mise en conformité de leurs systèmes d’assainissement individuels.

L’efficacité des différents programmes a été rendue possible sur certains points par une évolution de la règlementation qui est devenue au fil du temps plus stricte.

Mettre en place et financer des actions d’accompagnement

Guingamp-Paimpol Agglomération intervient ainsi sur l’ensemble de son territoire pour mettre en place ou financer des actions d’accompagnement des particuliers ou des professionnels, réaliser des travaux sur des réseaux de collecte d’eaux usées, de stations de traitement des eaux usées, protéger ou restaurer les espaces naturels (bocage, cours d’eau, zones humides, Natura 2000…)

Le résultat de ces efforts est aujourd’hui mesurable. Les concentrations en nitrates ont ainsi fortement baissé sur les grands cours d’eau, mais des efforts restent à réaliser sur les petits ruisseaux côtiers. La qualité bactériologique des eaux côtières s’est fortement améliorée, même si quelques évènements ont pu avoir des impacts conséquents.

Plus globalement, la présence de pesticides (produits phytosanitaires) dans les cours d’eau demeure persistante. La suppression de ces produits pour l’entretien des espaces publics est donc un élément très important pour contribuer à la diminution de la contamination des eaux.

Les interventions menées par l’Agglomération peuvent être d’ampleur différentes selon la situation du territoire concerné et l’historique des actions réalisées dans le passé.

La qualité de vie des habitants est fortement liée à la qualité de son environnement immédiat, ce dernier nécessite donc une vigilance permanente.

C’est pourquoi la collectivité a pour ambition de proposer sur toutes les communes de son territoire le même panel d’actions afin de protéger, restaurer ou maintenir un environnement de qualité, dont la biodiversité est un élément primordial.

L’action de l’Agglomération se conformera également aux demandes formulées dans les Schémas d’Aménagement et de Gestion des eaux (SAGE).

Le SAGE a été créé par la loi sur l’eau de 1992. Il est codifié par le Code de l’environnement.
Il décline à l’échelle d’un bassin versant des orientations en matière de qualité de l’eau et des milieux aquatiques, de prélèvements d’eau dans les cours d’eau ou dans les ressources souterraines…, que les collectivités locales doivent mettre en œuvre.
Le SAGE peut aussi instituer un règlement spécifique dont le contenu s’applique à tous les acteurs (publics ou privés).
Il est élaboré par une Commission locale de l’eau (CLE) qui comprend des représentants de l’État, des collectivités locales et des usagers (associations de consommateurs, et/ou de protection de l’environnement, de pêche, kayakistes, riverains, etc…).

Guingamp-Paimpol Agglomération est couverte par 4 SAGE :


La GEMAPI – Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations

Compétence obligatoire, La GEMAPI a été créée par la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, dites loi MAPTAM, du 27 janvier 2014 et confiée aux communautés de communes et d’Agglomération, depuis le 1er janvier 2018.

La compétence GEMAPI est définie réglementairement en références aux missions suivantes, issues de l’article L211-7 du code de l’environnement :

  • L’aménagement d’un bassin ou d’une fraction de bassin hydrographique ;
  • L’entretien et l’aménagement d’un cours d’eau, canal, lac ou plan d’eau, y compris les accès à ce cours d’eau, à ce canal, à ce lac ou à ce plan d’eau ;
  • La défense contre les inondations et contre la mer ;
  • La protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines.
  • La déclinaison locale en terme d’actions de la GEMAPI doit être définie suivant les enjeux et les besoins du territoire. Elle couvre des actions qui étaient en partie déjà exercées par les collectivités jusqu’à là, mais dans un cadre volontaire.

Il est important de noter que la compétence GEMAPI de l’Agglomération ne supprime en rien les obligations des propriétaires riverains de cours d’eau concernant l’entretien régulier de ceux-ci (obligations définies par l’article L215-14 du code de l’environnement).

En 2019, une étude est engagée pour définir et cadrer la compétence GEMAPI à l’échelle de Guingamp-Paimpol Agglomération. Cette étude aboutira fin 2020 à l’identification des systèmes de protection contre les inondations dont la gestion et l’entretien seront de la responsabilité de l’Agglomération et à la définition des missions de gestion et d’entretien des milieux aquatiques et du trait de côte. Elle permettra également de mettre en cohérence les moyens dédiés aux missions identifiées.


Guingamp-Paimpol Agglomération, les inondations et la submersion marine

Le territoire de l’Agglomération est exposé aux risques d’inondations et de submersion marine. Les communes de Guingamp, Pontrieux, Belle-Isle-en-Terre et Paimpol sont principalement concernées. Toutes les quatre sont couvertes par un Plan de Prévention des Risques Inondations (PPRi et PPRi-sm).

Malgré cela, le traitement de cette thématique est nouveau pour notre Communauté d’Agglomération et le cadrage des missions associées est à définir.

La gestion globale du risque inondation comprends plusieurs volets indissociables les uns des autres :

  • La réduction des phénomènes naturels (ou aléas) par l’aménagement et la gestion du territoire, seul volet relevant obligatoirement de la GEMAPI,
  • La réduction de la vulnérabilité (ou enjeux) par l’élaboration de Plans de Prévention des Risques qui s’imposent aux règlements d’urbanismes locaux. Ces PPR sont réalisés sous la compétence du Préfet,
  • La surveillance et la prévention des crues, volet sur lequel plusieurs acteurs interviennent (Etat par l’intermédiaire du dispositif VIGICRUES, les communes à l’instar de la Ville de Guingamp qui a mis en place un système autonome, reconnu par sa qualité, depuis de nombreuses années),
  • L’alerte et la gestion de la crise effectuée sous la responsabilité des Maires avec l’appui du Préfet,
  • La connaissance, la conscience et la mémoire du risque, volet souvent secondaire de la gestion globale du risque inondation et pourtant essentiel. Sa responsabilité ne relève d’aucun acteur en particulier, mais est l’affaire de tous.

Guingamp-Paimpol Agglomération et la gestion du trait de côte

Avec environ 95 km de trait de côte, le territoire de Guingamp-Paimpol Agglomération n’est pas épargné de la question de son recul. Ce dernier est lié aux phénomènes d’érosions, accentués par l’augmentation du niveau marin en lien avec les changements climatiques.

Actuellement, cette problématique est laissée à la gestion des communes et de quelques propriétaires privés concernés.

Sur notre territoire, les collectivités interviennent dans la gestion des cours d’eau et des zones humides (milieux aquatiques) depuis les années 1970.

Citons par exemple le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Trieux (SIAT), créé en 1976, pour l’étude d’un projet d’aménagement de la rivière, ainsi que l’exécution de travaux qui s’avéreront nécessaires à une réhabilitation de celle-ci.

Le SIAT a fusionné en 2008 avec le Syndicat Mixte de la Côte du Goëlo (SMCG), pour former le Syndicat Mixte Environnemental du Goëlo et de l’Argoat (SMEGA : www.smega.fr). Les missions se sont essentiellement tournées vers la restauration des milieux au travers de programmes quinquennaux d’actions diverses :

  • Travaux destinés à aménager ou supprimer des obstacles, dans les rivières, à la circulation de la faune aquatique ;
  • Travaux visant à mettre en valeur et à optimiser les fonctionnalités naturelles des milieux humides et des cours d’eau ;
  • Inventaires des zones humides et des cours d’eau ;
  • Entretien des berges de cours d’eau en partenariat avec les associations de pêche locales ;
  • Enlèvement des encombres (essentiellement des chutes d’arbres) dans les cours d’eau principaux.

Depuis le 1er janvier 2018, les actions se poursuivent, portées directement par Guingamp-Paimpol Agglomération dans le cadre de la GEMAPI (voir focus)

Le bocage, un rôle important

Le bocage est un élément indissociable de nos paysages. Il joue ainsi de multiples rôles positifs :

  • Infiltration des eaux de ruissellement dans le sol,
  • Protection des réseaux de fossés et des cours d’eau contre les transferts de divers polluants,
  • Lutte contre l’érosion des terres,
  • Production de bois, de fruits,
  • Auxiliaires de l’agriculture (brise-vent, insectes auxiliaires, apport de matières organiques, …),
  • Augmentation de la biodiversité,
  • Patrimoine paysager,
  • Production d’une énergie locale (chaudière à bois).

Le rôle bénéfique du bocage sur les débits et la qualité des rivières en a donc fait un thème d’action important depuis le début des années 2000 dans les programmes de reconquête de la qualité de l’eau.

Guingamp-Paimpol Agglomération mène donc une politique en faveur de la préservation du bocage.

Cela passe par plusieurs actions.

La réhabilitation du bocage

Les techniciens « bocagers » de l’Agglomération rencontrent les exploitants agricoles pour mettre en place des projets de travaux : talus plantés ou talus nus, haies plantées à plat, regarnis de linéaire bocagers existants mais comprenant des trouées sans arbre…

Les travaux sont entièrement réalisés par des entreprises retenues par l’Agglomération. L’exploitant agricole participe financièrement au coût des travaux.

Plusieurs centaines de kilomètres de haies et de talus ont ainsi été reconstitués sur notre territoire depuis le début des années 2000.

Accompagner et conseiller la gestion du bocage existant

Le conseil donné par l’Agglomération peut être réalisé pour un agriculteur ou pour une commune, à l’échelle d’une haie ou de la totalité de l’exploitation (ou des haies de bords de route communale).

Cela passe notamment par la mise en place d’un « Plan de Gestion du bocage ». Le P.G.B. comprend un état général des haies (localisation des linéaires, type d’arbres, ressource en bois disponible…) puis une classification des linéaires selon le degré de nécessité d’intervention.

Le P.G.B. fournit donc un calendrier des coupes à prévoir sur plusieurs années, avec des types de travaux individualisés pour chaque haie. Cela permet de mettre en adéquation l’état et les besoins du bocage avec les objectifs de l’exploitant ou de la collectivité.

Cette manière de procédé à plusieurs avantages. Elle évite de surexploiter la ressource en bois, de préserver sa régénération, de limiter les coûts d’entretien, d’alimenter des chaudières à bois.

Accompagner au développement de la filière locale bois-énergie

L’Agglomération intervient pour dynamiser et structurer une filière locale bois-énergie avec comme enjeu majeur, le maintien du bocage sur le territoire. Elle travaille en partenariat avec la SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) « Bocagenèse » qui intervient sur le Trégor/Goëlo (pour la commercialisation du bois), avec l’association régionale «AILE».

Les objectifs poursuivis sont à la fois de promouvoir l’installation de chaufferies à bois, de poursuivre le travail de sensibilisations sur les multiples rôles des haies auprès des communes et des agriculteurs, mais également de mettre en place une gestion durable du bocage.

Il faut en effet s’assurer que les « producteurs » fournissant la filière adoptent des techniques respectueuses et durables pour les haies. Il s’agit de faire en sorte que les coupes s’inscrivent bien dans une gestion à long terme et respectent notamment l’accroissement annuel des végétaux.

La protection du bocage

L’agglomération souhaite préserver son maillage bocager.  Ainsi, il a été décidé d’intégrer la trame bocagère de son territoire dans son PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) en cours d’élaboration. Cela permettra de protéger l’ensemble du bocage (dont la moitié a disparu depuis les années 50), en permettant cependant des arasements en cas de nécessité, mais sous conditions de mise en place de mesures compensatoires. Le technicien « bocager » de l’Agglomération accompagnera les exploitants agricoles ou particuliers qui auront des demandes en ce sens.

Pour l’ensemble de ces actions, l’Agglomération est accompagnée par le Conseil Régional de Bretagne, le Conseil Départemental des Côtes d’Armor, les services de l’État, l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne. Elle bénéficie également de fonds européens.

Accompagner l’agriculture vers une réduction des pollutions des milieux naturels

Au milieu des années 90, l’ensemble des acteurs bretons (Etat, Région, Départements, Agence de l’Eau Loire Bretagne, collectivités locales, producteurs d’eau, profession agricole, associations environnementales, de pêche, de consommateurs) a pris conscience des effets de l’augmentation des concentrations en nitrates et en pesticides (produits phytosanitaires) dans les rivières bretonnes.

L’émergence des marées vertes sur certains sites a, à cette époque, été fortement médiatisés et ont provoqués la mise en place de programmes de lutte contre les pollutions d’origines agricoles.

L’Etat a alors renforcé la règlementation agricole (pour les lisiers et fumiers : réduction de la période d’épandage, augmentation des capacités de stockages), plafonnement de la fertilisation à l’hectare…

En parallèle, pour accompagner la prise de conscience et les changements de pratiques culturales rendues nécessaires par les impacts de la règlementation, les collectivités locales ont mis en place, un peu partout en Bretagne, des programmes « bassins versants ».

Elles ont ainsi financé des démonstrations de nouvelles techniques, des formations, des échanges entre professionnels, de la mise en réseau, de la communication, des essais…

Ces actions ont été proposées de manière volontaire aux agriculteurs sur les bassins versants concernés par des prises d’eau potable publique ou par des marées vertes à leur estuaire.

Le cumul des actions réglementaires et volontaires a permis d’inverser la courbe des concentrations en nitrates dans les rivières bretonnes. Aujourd’hui cette bataille collective est en passe d’être gagnée sur la plupart des cours d’eau bretons, et notamment sur ceux de Guingamp Paimpol Agglomération (Trieux, Leff, Jaudy, Guindy, Bizien, Léguer, Blavet, Aulnes, Hyère) même si certains secteurs (comme les petits bassins versants côtiers, concernés par des cultures légumières) les concentrations en nitrates n’ont pas baissé et restent très élevées.

Cependant, les produits phytosanitaires restent présents. Leur utilisation n’est pas qu’agricole. Les collectivités et les particuliers en utilisent également.  Mais pour ces deux types d’utilisateurs la règlementation s’est fortement durcie en 2018 et 2019, avec un usage des phytosanitaires qui est devenu très retreint.

L’Agglomération poursuit ainsi son engagement dans l’accompagnement des exploitants agricoles pour qu’ils poursuivent leur adaptation aux enjeux environnementaux.

Ces actions sont soutenues financièrement par le Conseil régional de Bretagne, le Conseil Départemental des Côtes d’Armor et l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne.

Les acteurs professionnels agricoles : Chambre d’Agriculture, Groupement d’Agriculture Biologique, Cédapa (systèmes herbagers), coopératives… sont sollicités pour mettre en place une partie des actions.

Vers un entretien naturel des espaces publics

La loi Labbé, du 6 février 2014, vise à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national.

En effet, depuis le 1er janvier 2017, les collectivités locales (dont les communes) n’ont plus le droit de traiter chimiquement une grande partie des espaces publics. Seuls les cimetières sans vocation touristique et les terrains de sport clos sans accès libre au public peuvent encore faire l’objet d’un traitement chimique.

Et depuis le 1er janvier 2019, les produits chimiques de traitement sont interdits de vente, de détention et d’utilisation aux particuliers.

La charte communale et intercommunale pour la gestion durable de l’eau

Le programme d’actions visant à restaurer et préserver la qualité de l’eau et des milieux naturels, mené par Guingamp-Paimpol Agglomération à destination des communes passe par un outil principal : la Charte communale et intercommunale pour une gestion durable de l’eau.

La charte comprend trois volets :

  • l’entretien des espaces communaux ou communautaires (lié aux pratiques de désherbage),
  • la gestion des milieux naturels dont les communes a la charge (zones humides, fossés, bocage…etc.)
  • la gestion durable de l’eau (dans les bâtiments, dans les espaces verts, arrosage, en terme de gestion des déchets, l’usage de produits d’entretien écologiques)

Une évaluation biennale est réalisée. Le résultat permet de classer les communes en fonction, notamment de la suppression de l’utilisation des pesticides (produits phytosanitaires).

La gestion et l’entretien des espaces publics de manière durable et sans impact pour la qualité de notre environnement passe par différentes voies.

  • Repenser la relation au végétal dans l’espace urbanisé

L’acceptation de la végétation spontanée est la solution la plus simple pour limiter le désherbage. Il est important d’effectuer un travail de sensibilisation auprès des particuliers. Cela peut aussi passer par la végétalisation, fleurissement, des pieds de murs dans les secteurs urbanisés.

  • Les matériels et techniques de désherbages

Il existe de nombreuses techniques de désherbage alternatif au traitement chimique : manuel, mécanique ou thermique. Mais ces techniques sont souvent pénibles (manuel) ou alors consommatrices d’énergie avec un impact non négligeable sur l’environnement.

Le choix du type d’aménagement des zones urbanisées est donc un facteur primordial pour limiter les contraintes d’entretien ensuite. Un aménagement urbain « bien pensé » doit permettre de limiter au strict minimum les besoins d’entretien ultérieur, dont le désherbage.

  • Démarche régionale Entretenir Au Naturel

Sur le territoire, un travail partenarial a été réalisé avec les distributeurs de produits phytosanitaires (désherbants…) du territoire pour que l’information sur les pesticides et sur les changements de pratiques apparaisse plus clairement dans les lieux de vente. Ce partenariat avec les jardineries s’est concrétisé en mars 2009 sous la forme d’une charte « Jardiner au naturel, ça coule de source ».

Avec la démarche régionale « Entretenir au Naturel », un travail a été également engagé auprès des paysagistes intervenants chez les particuliers, pour l’entretien et l’aménagement des jardins privés.

  • Les Côtes d’Armor sont belles, jardinons au naturel !

En 2015, le Conseil Départemental des Côtes d’Armor a fait évoluer le concours de fleurissement destinés aux communes, qui existe depuis des décennies.

Le concours a été remplacé par un accompagnement technique des communes, pour les aider, notamment, à renforcer le lien social et à développer le jardinage au naturel. L’Agglomération apporte son appui technique pour la promotion départementale d’un embellissement respectueux de l’eau et de l’environnement (participation aux comités départementaux, aux actions de sensibilisation, aux visites communales et rencontres techniques départementales).

  • La gestion des plantes invasives

Le développement d’une action de vigilance a débuté en 2016, notamment par le repérage des sites abritant des plantes exotiques envahissantes. Un guide local de reconnaissance a été réalisé en 2017 sur les principales plantes invasives présentes sur le territoire.

Le développement de ces plantes peut aboutir à la colonisation totale de partie du territoire et à la disparition des espèces végétales locales, sans parler de la perte de biodiversité animale qu’elle peut engendrer.

Exemple de plantes exotiques envahissantes : les renouées asiatique, la balsamine de l’Himalaya,….

Par ailleurs, quatre plantes invasives sont dangereuses pour la santé : la berce du Caucase, le datura stramoine, le raisin d’Amérique et l’ambroisie à feuilles d’armoise.

Les techniciens de l’Agglomération peuvent accompagner les communes, ou conseiller les particuliers, sur la mise en place de solutions d’éradication ou d’endiguement des espèces végétales exotiques envahissantes.

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