Animation de chargement
Le port du masque est obligatoire sur tous les sites et équipements de l'agglomération, clos ou en extérieur. Merci

Milieux aquatiques

La qualité de l’eau

De l'armor à l'argoat

Consciente de l’importance de l’eau au sein du territoire, Guingamp-Paimpol agglomération a choisi de porter en plus, au travers de sa politique de l’eau, les actions collectives et/ou individuelles de reconquête, d’amélioration et de préservation de la ressource en l’eau en qualité et en quantité (hors production d’eau potable).

Cette mission facultative s’effectue dans le cadre des règlements européens et nationaux, et plus localement, suivant les orientations des Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) qui couvrent le territoire : SAGE Argoat-Trégor-Goëlo (bassins versants du Leff, Trieux, Jaudy-Guindy-Bizien, ruisseaux côtiers de Plouézec à Plourivo), SAGE Baie de Lannion (bassin versant du Léguer), SAGE de l’Aulne (bassins versants de l’Aulne et de l’Hyères), SAGE du Blavet (bassin versant du Haut Blavet).

Les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE)

Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux décline à l’échelle d’un bassin versant les orientations en matière de qualité de l’eau et des milieux aquatiques, de prélèvements d’eau dans les cours d’eau ou dans les ressources souterraines…, que les collectivités locales doivent mettre en œuvre.

Il est élaboré par une Commission Locale de l’Eau (CLE) qui comprend 3 collèges : les représentants de l’État, des collectivités locales et des usagers (associations de consommateurs et/ou de protection de l’environnement, de pêche, kayakistes, riverains, Chambre d’agriculture…).

L’agglomération assure la maîtrise d’ouvrage des opérations prescrites par les SAGES. Elles visent la reconquête du bon état écologique des milieux par la réduction des pollutions diffuses et l’amélioration de la qualité des milieux aquatiques.

Pour ce faire, des programmes de bassins versants sont mis en place en partenariat avec les collectivités voisines, le Conseil régional de Bretagne, le Conseil départemental des Côtes d’Armor et l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne. Les usagers (agriculteurs, usagers des milieux…) sont également associés à ces programmes.

Chaque programme contient :

  • Des actions en direction du monde agricole pour réduire les fuites d’azote, limiter l’usage des pesticides et produits phytosanitaires, lutter contre l’érosion des sols et le ruissellement et, plus généralement, préserver les milieux naturels.
  • Des actions en direction des communes et du grand public afin de supprimer l’usage des pesticides et adapter les pratiques aux milieux naturels. Ce travail est réalisé dans le cadre d’une « charte communale ».
  • Des actions de restauration des cours d’eau et des zones humides.
    Ces programmes sont soutenus financièrement par la Région Bretagne, le Conseil départemental des Côtes d’Armor, l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne et peuvent bénéficier également de fonds européens.

La loi Labbé, du 6 février 2014, vise à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national.

Depuis le 1er janvier 2017, les collectivités locales, dont les communes, n’ont plus le droit de traiter chimiquement les espaces publics. Seuls les cimetières sans vocation touristique et les terrains de sport clos sans accès libre au public peuvent encore faire l’objet d’un traitement chimique.
Depuis le 1er janvier 2019, les produits chimiques de traitement sont interdits de vente, de détention et d’utilisation par les particuliers.

Pour accompagner les communes dans l’évolution de leurs pratiques, Guingamp-Paimpol Agglomération a déployé la Charte communale pour une gestion durable de l’eau.

Une charte, 3 volets

La Charte communale pour une gestion durable de l’eau comprend trois volets :

  • L’entretien des espaces communaux (pratiques de désherbage, charte d’entretien des espaces des collectivités de la Région Bretagne, charte « zéro phyto »).
  • La gestion des milieux naturels dont les communes ont la charge (zones humides, fossés, bocage, lutte contre les plantes invasives…).
  • La gestion durable de l’eau (dans les bâtiments, dans les espaces verts, arrosage, en terme de gestion des déchets, l’usage de produits d’entretien écologiques).

Une évaluation est réalisée tous les deux ans. Le résultat permet de classer les communes (pour le volet 1 : niveau 0 à 5, 5 = zéro phyto), notamment de la suppression de l’utilisation des pesticides (produits phytosanitaires).

Trois axes pour la gestion et l’entretien des espaces publics

La gestion et l’entretien des espaces publics de manière durable et sans impact pour la qualité de notre environnement passe par différentes voies :

Repenser la relation au végétal dans l’espace urbanisé

L’acceptation de la végétation spontanée est la solution la plus simple pour limiter le désherbage. Il est important d’effectuer un travail de sensibilisation auprès des particuliers. Cela peut aussi passer par la végétalisation et le fleurissement des pieds de murs dans les secteurs urbanisés.

Les matériels et techniques de désherbage

Il existe de nombreuses techniques de désherbage alternatif au traitement chimique : manuel, mécanique ou thermique. Mais ces techniques sont souvent pénibles (manuel) ou alors consommatrices d’énergie avec un impact non négligeable sur l’environnement.

Adapter les aménagements urbains dès leur conception

Le choix du type d’aménagement des zones urbanisées est un facteur primordial pour limiter les contraintes d’entretien. Un aménagement urbain bien pensé doit permettre de limiter au strict minimum les besoins d’entretien ultérieurs, dont le désherbage.

En savoir plus sur le jardinage au nature

Contact :
Service Biodiversité et environnement
s.verde@guingamp-paimpol.bzh